Le rôle des médias

La consommation médiatique a un effet positif d’ouverture au monde et d’apports de connaissances. Cependant, il faut rester attentif à l’usage que l’on en fait ; il est préférable de pouvoir en discuter avec d’autres, avec la famille.

Il faut garder un esprit critique et accorder à chaque information sa propre valeur.

L’ouverture sur le monde

Le média répond à la fonction de détente mais aussi à celles d’information et de compréhension de la société.
Le rôle premier des médias est et reste, effectivement, de transmettre de l’information et de représenter un miroir des activités et modèles culturels en place.

Notre société actuelle, marquée par les nouvelles technologies, est caractérisée par le changement perpétuel et l’augmentation permanente des choix possibles (marché, consommation). Les médias en présentent le reflet ; ils permettent de se tenir au courant.

Mise à mal de l’imaginaire ?

Avec l’augmentation des stimulations visuelles de tous côtés (médias, télévision, radio, Internet), a-t-on encore le temps de s’inventer un monde intérieur, de réfléchir ?

La prolifération du réalisme, via le fait de raconter sa vraie vie et de diffuser ses sentiments (téléréalité, autobiographie), risque-t-elle de mettre à mal l’imagination, l’invention ?

Voyons l’exemple de la télévision

Si la télé apporte beaucoup d’informations, ce n’est pas pour autant le média favorisant le plus les aspects créatifs de la personnalité.

Premièrement, les images apportées sont déjà créées et n’invitent pas à l’imagerie personnelle (au contraire des livres par exemple).

Deuxièmement, la facilité d’accès proposée par ce média populaire amène un comportement « de réception passive ». Ne t’es-tu jamais retrouvé face à ton téléviseur en train de « zapper » et de regarder ce qui se présentait à toi sans vraiment être intéressé ?

Troisièmement, vu la vitesse de succession des données présentées, ces dernières ne sont pas traitées au rythme propre de la personne et cela ne favorise pas la réflexion personnelle.

Enfin, si la consommation des programmes télé est trop importante, c’est souvent au détriment d’autres activités plus stimulantes.

Et l’esprit critique dans tout ça ?

Face à la multiplicité des canaux médiatiques et des messages qu’ils transmettent, les questions qui se posent sont celles du tri et de la qualité. Comment sélectionner les informations ?

Ensuite, les médias sont aussi souvent le terrain propice à la manipulation du marché économique, à la transformation de la jeunesse en un groupe cible de consommation. Ainsi, est-ce que les médias te permettent de recevoir ce qui est bon pour toi ? Ce que tu veux ? Comment trier les bonnes informations ?

En réalité, dans la réception des messages télévisuels et médiatiques, le spectateur est plus actif que nous ne l’imaginons. Face à un message, tu réalises une sélection inconsciente en fonction de tes propres opinions.
Un message est toujours polysémique (= porteur de sens différents). Celui qui le reçoit est donc libre d’adhérer à un de ceux-ci, sans pour autant choisir le sens dominant. Son choix dépendra des liens entre les messages proposés, des valeurs et opinions qui sont les siennes, mais aussi de l’influence qu’aura la personne qui transmet les messages (leader d’opinion).

Il est possible d’être critique et distancié. Il faut toutefois être prudent car tout le monde ne dispose pas des mêmes moyens critiques. La dépendance à l’égard des médias et de leur discours dépendra, notamment, des autres possibilités de socialisation et d’enrichissement (de la diversité des autres modèles), ainsi que des possibilités d’échange et de dialogue sur les messages reçus.

SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.