Vivre de son art

Il existe de nombreux stéréotypes sur la vie d’artiste…

On imagine souvent les artistes vivre soit comme des multimilliardaires avec beaucoup de loisirs et de temps passé dans des fêtes mondaines, soit comme vivant une vie « bohème », dans une certaine pauvreté, voire dans de très mauvaises conditions. On associe aussi trop rapidement la vie d’artiste avec de mauvaises fréquentations ou le risque de sombrer dans l’abus de mauvaises substances…

Toutes ces idées sont loin de représenter la vie de la majorité des artistes ! Au contraire !

Être indépendant

Dans les faits, l’artiste est souvent indépendant. Cela signifie qu’il dispose d’une certaine liberté d’action dans son organisation du travail : il travaille chez lui, dans son atelier, au moment qui lui plait et ne doit pas rendre de comptes à un patron.

Le revers de la médaille est que cela demande donc beaucoup d’autodiscipline pour arriver à terminer ses projets !

Si tu veux être un artiste, il faut produire une œuvre artistique… et donc il faut travailler pour la réaliser. Libre à toi de travailler la nuit et de dormir le jour… Mais le tout est de trouver un cadre personnel de travail qui amène à une création effective.

D’autre part, pour beaucoup de disciplines, le travail de ce type est souvent solitaire et implique de se consacrer de longues périodes à la création en s’isolant.

Promouvoir son travail

Etre indépendant veut aussi dire gérer son travail en terme de « marketing ».

Il s’agit de pouvoir présenter ses créations avec de bons arguments, de négocier des contrats, de se préoccuper de ses droits d’auteurs, etc.

Au début d’une carrière, il faut souvent le faire seul. Ensuite, on peut, petit à petit, faire appel à des professionnels comme des agents artistiques ou des managers.

Subvenir à ses besoins matériels

Il est difficile de vivre uniquement de ses représentations au théâtre, de la vente de ses livres ou encore de ses peintures. La plupart des artistes ont donc une activité complémentaire visant à assurer leurs fins de mois.

Souvent ces emplois sont liés au domaine artistique que l’on cherche à exploiter. Par exemple, un écrivain peut enseigner le français, un comédien peut faire de la figuration. Il y a alors un enrichissement personnel plus grand.
Mais dans certains cas, les activités complémentaires peuvent aussi être très éloignées et n’être qu’une source de revenus.

Dans tous les cas, il est évident que ces jobs d’appoint servent à permettre la création et à compenser l’irrégularité des revenus générés par l’activité artistique en elle-même.

Se faire reconnaître

Le statut d’artiste est souvent perçu comme instable et peut effrayer, notamment en raison de l’irrégularité des revenus obtenus. Cela effraie les parents des jeunes qui veulent se lancer dans une branche artistique. Tout comme cela effraie les banquiers, les propriétaires ou autres qui ne vont pas facilement accorder un prêt ou une location à une personne sans revenus fixes.

Face à ce type d’incompréhensions, il faut tenter de communiquer un maximum pour briser les stéréotypes, parler avec détermination de tes envies et de tes choix…

Se créer un réseau

Si l’artiste est plutôt indépendant et souvent solitaire, il doit aussi s’ouvrir aux autres artistes pour plusieurs raisons :

Il est toujours utile de profiter de l’expérience et des conseils d’autres professionnels.

Profiter des bons moments

Et puis, enfin, la vie d’artiste c’est aussi les bons moments : Quand on entre dans la lumière !! Quand on réussit !! Quand on est reconnu dans son travail ! Qu’on vend sa première toile, qu’on signe son premier autographe, qu’on reconnait un ami assis dans le public face à son spectacle, …

En savoir plus sur les droits des artistes

Bientôt, tu trouveras ici la participation du Centre Indigo qui va t’en dire plus sur les droits des artistes.

Quelques liens :
ASBL Smart : association professionnelle d’artistes, agit en tant que « mutuelle pour artistes »

Union des Artistes du Spectacle

Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs

Fiches pratiques sur les droits des artistes (France)

SACD – SCAM : la Scam gère les droits des auteurs d’œuvres documentaires, littéraires et graphiques et la SACD gère les droits des auteurs d’œuvres de fiction dans le domaine du spectacle vivant et de l’audiovisuel.

Remarque : bientôt plus de données sur les droits des artistes grâce à notre partenaire, le Centre Indigo !

SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.