Vouloir un enfant

Qu’est-ce que désirer avoir un enfant ?
Dans tous les cas, c’est une décision à murir et à assumer.
Et en cas de problème d’infertilité ? Quelles sont les techniques d’aide à la conception ?

Désir d’enfant ?

Le désir d’avoir un enfant « dans le futur » et la volonté concrète d’en concevoir un réellement sont deux choses différentes. Avoir un enfant n’est pas une obligation, il n’y a pas de règles qui dictent à quel moment ou à quel âge une personne doit avoir un enfant. C’est chacun(e) qui doit sentir quand il/elle est prêt(e).

Aujourd’hui les femmes ont aussi la possibilité de s’épanouir professionnellement, elles peuvent donc faire carrière et préférer ne pas avoir d’enfant. D’autres femmes désirent avoir un enfant mais sont encore célibataires. Le contexte économique implique aussi que certains jeunes couples préfèrent attendre d’avoir une situation financière stable avant de concevoir un enfant. Ainsi, le désir d’avoir un enfant dépend de circonstances et de contextes particuliers, dépend des souhaits, de la personnalité et des projets de vie de chacun. Dans tous les cas, la volonté d’avoir un bébé reste un choix personnel.

Un choix à murir

Avoir un enfant est un engagement et une prise de responsabilités pour la vie, à la fois envers l’enfant mais aussi envers le conjoint avec lequel on le conçoit. C’est ce qu’on appelle la parenté responsable. En effet, même si le couple peut être amené à se séparer, les deux partenaires restent parents. La responsabilité de pourvoir à l’éducation et aux besoins des enfants issus de l’union reste commune à chacun des deux parents. La conception d’un enfant lie donc deux personnes au-delà des sentiments qu’elles ont l’une pour l’autre.

Il existe bien sûr des situations dans lesquelles une femme ou un homme doit élever seul(e) un ou plusieurs enfants : mère ou père célibataire, veuf ou veuve, disparition d’un des conjoints, garde exclusive suite à une séparation, etc.

Dans tous les cas, le choix d’avoir un enfant doit être muri. Si ce choix se fait en couple, la décision doit être issue d’une réflexion commune d’avoir un enfant. D’autre part, si la personne décide d’avoir un enfant toute seule, il est préférable qu’elle ait la possibilité de s’entourer de personnes de confiance qui pourront lui apporter soutien (garderie, tâches ménagères, etc.), lui permettant ainsi de préserver des moments à soi.

L’arrivée d’un enfant peut modifier beaucoup de choses dans la vie d’une ou de deux personnes et demande beaucoup d’adaptations (rythme de vie, activités, milieu, environnement, budget financier, etc.). Il faut donc en être conscient(e) et être prêt(e) à les assumer ensemble.

Si tout va bien…

Pour un couple sans problème de fertilité, la grossesse débutera dans l’année qui suit l’arrêt des méthodes contraceptives. On dit souvent qu’à chaque ovulation (donc une fois par mois), la femme a une chance sur quatre de tomber enceinte. Mais il arrive que l’enfant attendu ne se manifeste pas… Il se peut alors que l’un des deux (voire les deux) partenaire(s) souffre(nt) d’un problème de fertilité.

En cas d’infertilité, l’attente peut parfois paraitre interminable. Certains vivront d’ailleurs cette période très difficilement.

Et l’infertilité ?

L’infertilité est la difficulté à concevoir un enfant après un an de relations sexuelles régulières avec le ou la même partenaire, sans contraception. L’infertilité peut être définitive ou réversible. 8 à 15% des couples éprouvent des difficultés à concevoir un enfant. Il existe différentes causes expliquant l’infertilité (masculine ou féminine). Elles peuvent être mécaniques ou hormonales. L’âge peut également jouer un rôle. Dans les pays développés, l’âge moyen de la femme pour une première naissance est de 29 ans. Or, la fécondité commence à baisser dès 25 ans et se réduit considérablement après 40 ans.

Il ne faut pas hésiter à parler de cette difficulté à avoir un enfant à ton médecin, ton gynéco ou dans un centre de planning familial, et surtout il est primordial d’en parler avec ton/ta partenaire. Il existe des moyens de favoriser la fécondation. Ces moyens vont des traitements médicamenteux à des techniques telles que l’insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV). Il existe 18 centres de fécondation spécialisés agréés (centre B). Depuis juillet 2003, les couts des laboratoires qui accompagnent la fécondation in vitro sont remboursés. La mutualité socialiste intervient financièrement dans le cadre du traitement de la FIV.

Site pour infos sur l’infertilité : la fertilité conjugale.

L’insémination artificielle

L’insémination artificielle est une technique par laquelle la fécondation est effectuée directement dans le corps de la femme, par introduction des spermatozoïdes dans le col de l’utérus ou au-delà. Cette insémination est effectuée juste avant l’ovulation.

L’insémination peut se faire à partir du sperme du conjoint ou à partir du sperme d’un donneur.
Pour être donneur de sperme, il faut être âgé de 18 ans au moins et être en bonne santé. Le don de sperme est volontaire et gratuit. Il existe aussi des dons d’ovocytes ou d’embryons.
Pour devenir donneur de sperme, contacte le laboratoire d’andrologie de l’hôpital universitaire liée à l’ULB : 02 477 66 52

Pour en savoir d’avantage sur le don d’ovocytes et/ou d’embryons ou sur la réception de cellules germinales de tiers, contacte le service de Consultation du CRG au 02/ 477 66 99

Site intéressant : Centre de la Reproduction humaine.

La fécondation in vitro

La fécondation in vitro ou FIV est une technique assez récente. Le premier bébé éprouvette est né aux Etats-Unis en 1978. Cette technique a aujourd’hui déjà permis la naissance de plus de 25.000 bébés dans le monde. La FIV consiste à favoriser la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde hors du corps de la femme, en laboratoire. Une fois la fécondation produite, on introduit l’œuf dans l’utérus. Seul un quart des embryons parviennent à s’implanter solidement dans l’utérus de cette manière. Mais cette méthode donne donc quand même entre 15 et 20% de chance d’être enceinte. Une fois implanté, le fœtus suit son développement normal.

Pour en savoir plus : La fécondation in vitro.

Adresse utile :
Centre des nouvelles parentalités
Contact : Claudine BOURG
48/1 Rue Crickx- 1060 BRUXELLES
Tel : 02/ 538 61 05

SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.