Jeunes travailleurs souriant et levant les bras

Accès à une profession

Les formations de promotion sociale permettent-elles un accès à la profession ?
Cela dépend du secteur général (privé ou public) auprès duquel la personne postule, de la réglementation de la profession, de la pratique exercée par l’organisme qui embauche lorsqu’il n’y a pas de règles spécifiées, du titre exigé par la fonction…

Si la profession exige un titre et qu’une correspondance est établie, l’accès à la profession est en principe automatique. A l’engagement, l’employeur est tenu de respecter les règles du secteur et de la commission paritaire dont il dépend. La rémunération suit dès lors des barèmes définis, sauf accord particulier permis par la loi.

La réalité est donc difficile à définir. Il faut analyser chaque diplôme pour connaître ses spécificités et, en l’absence de correspondances clairement établies, s’informer auprès de l’employeur de la reconnaissance dont bénéficie le diplôme.

Secteur privé

L’accès à la profession ne dépend d’aucune règle légale particulière. Il revient dès lors à l’employeur privé de « reconnaître » le titre de promotion sociale et d’engager la personne qui le détient selon un barème correspondant au savoir-faire acquis en promotion sociale. C’est généralement le cas dans la mesure où la/le candidat-e fait valoir, lors de la sélection, son titre, ses acquis et compétences, voire son expérience.

Secteur public

Le secteur public reconnaît uniquement les titres de promotion sociale correspondants à ceux de l’enseignement de plein exercice. Les institutions publiques disposent généralement d’une liste d’admission de titres. Cependant, certains titres de promotion sociale, qui ne sont pas correspondants à ceux de l’enseignement de plein exercice, disposent d’une forme de reconnaissance particulière auprès d’institutions publiques ou parapubliques.

Exemples :
– l’INAMI (Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité) reconnaît les diplômes de promotion sociale (éducateur) qui permettent d’accéder à la classe 2 de la profession d’éducateur ;
– le SELOR engage, pour le niveau 2 Plus, aussi bien des bacheliers de plein exercice que de promotion sociale pour les seuls secteurs économiques et sociaux ;
– le FOREM reconnaît le Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP) permettant d’enseigner dans le niveau secondaire inférieur.

La réalité est donc difficile à définir. Il faut analyser chaque diplôme pour connaître ses spécificités et, en l’absence de correspondance clairement établie, s’informer auprès de l’organisme employeur de la reconnaissance dont bénéficie le diplôme.

SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.